Ebook – Quelles perspectives d’avenir pour les livres numériques ?

A l’heure où le numérique est omniprésent, le marché du livre n’y a pas échappé. Les livres numériques offrant des options avantageuses pour la lecture, ont permis à l’édition numérique d’être en pleine croissance. Il est clair que les lecteurs français sont curieux d’essayer ce nouveau mode de lecture. On peut alors se demander : quelle est la place de l’édition numérique en France ?

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L’édition numérique en pleine croissance

En bref, les livres numériques

En 2010, Amazon annonçait avoir vendu plus d’ebook que de livres papiers, sachant qu’il représente 20 % du marché du livre. Depuis, chaque année, l’édition numérique se voit grandir pour atteindre une très belle croissance : le chiffre d’affaires de ce marché atteint plus de 230 millions d’euros en 2019 (en France). Bien que les Français préfèrent offrir un livre imprimé (53 %) à un livre numérique (6% ), il n’en reste pas moins qu’ils sont de plus en plus à adopter l’ebook. Les lecteurs peuvent lire n’importe où et une grande quantité de livres dans un seul et même support.

Au niveau des différents types d’ouvrages, ils sont désormais tous disponibles en version numérique. Les ouvrages favorisés pour la numérisation sont les revues scientifiques, car elles sont souvent imprimées en petites quantités. Ici, la numérisation permet notamment aux étudiants d’accéder plus facilement à ces ouvrages dans les bibliothèques pour les travaux d’études. Alors que l’on pourrait imaginer le contraire, les dictionnaires et ouvrages pratiques sont également très prisés en versions papier et numérique. Même si le web a facilité les recherches de ce type de contenu, notamment avec Wikipédia, il n’en est pas moins que les Français continuent à acheter des livres pratiques (impressions et numériques). Quant aux manuels scolaires, ils sont en plein développement numérique notamment depuis la crise sanitaire de 2020. Enfin, dans le top des livres numériques, on retrouve évidemment la littérature générale (roman), les essais et les livres de jeunesse.

L’édition numérique ne cesse donc pas de s’améliorer. Dans ses nombreuses améliorations, on retrouve notamment le LCP (Licensed Content Protection). Il s’agit d’un verrou numérique simple et fiable qui permet de régulariser le nombre de copies d’un ouvrage en circulation. Ce système n’empêche pas la mise en place d’emprunts de livres dans les bibliothèques et médiathèques.

De nombreux avantages pour la lecture d’ebook

Si les livres numériques sont de plus en plus demandés, ce n’est pas pour son simple format plus moderne et high-tech. Alors que le format papier permet une meilleure mémorisation du contenu, il ne faut pas négliger les nombreux avantages qu’apporte une livre numérique.

Que ça soit pour annoter une citation ou pour rechercher un mot inconnu, le livre numérique offre des options idéales : annotation, recherche de mots, surligner… Pour une meilleure visibilité où juste pour l’esthétique, certains supports proposent également de changer le fond de l’écran. Enfin pour accompagner les textes, de nouveaux supports peuvent également être rajoutés : vidéos, sons, liens hypertextes… Autre que ses options, le livre numérique apporte un confort de lecture pour les personnes ayant des problèmes de vue. La taille des caractères est modifiable à souhait. Les ebooks sont alors un réel avantage pour l’avenir de la lecture.

Il ne faut pas négliger le point financier. D’après Peter Olson, ancien président de Random House, la diminution de ce prix se précise par « environ la moitié des coûts disparaissent dans le monde de l’ebook, depuis le loyer du libraire et son personnel ». De manière générale, un livre qui coûterait 10$ en version papier, peut-être vendu à 4,5$ en version numérique. Pour donner une idée plus exacte, en France, le dernier livre de Guillaume Musso La vie est un roman est vendu 21€90 en version broché contre 13€99 en format ebook (livre mis en page par l’agence de photocomposition PCA-CMB).

 

Zoom sur les lecteurs et l’impact environnemental des livres numériques

Qui sont les lecteurs de livres numériques ?

Maintenant que nous connaissons la position de l’édition du livre dans le marché du livre, il est intéressant de se poser la question suivante : qui sont les lecteurs de livres numériques ?

D’après l’enquête menée par Médiamétrie en 2020, 25 % des Français ont déjà lu un livre numérique, dont 27 % ont déjà emprunté en bibliothèque la version numérique. Parmi ceux qui n’ont jamais lu un ebook, 7,7 millions de Français envisagent de lire un livre numérique ou écouter un livre audio. Le moment propice pour ses lecteurs se trouve au bureau ou dans les transports en commun. Ils lisent principalement de la littérature générale ou des essais. Les supports de leur lecture sont à 42 % des smartphones, 34 % des tablettes et en troisième position, 28 % des liseuses.

De manière générale, les lecteurs de livres numériques sont principalement des lectrices. En effet, d’après l’enquête menée par Médiamétrie, il s’agit de femmes ayant 40 ans et plus, se trouvant en CSP+ ou à la retraite. Il s’agit bien évidemment, ici, d’une généralisation. On compte également 46% de lecteurs hommes et 20 % de lecteurs ayant entre 15 et 24 ans pour le support Ebook. Les livres numériques touchent alors tous les sexes, toutes les générations et toutes les catégories socioprofessionnelles.

L’impact écologique de l’édition numérique

L’idéal écologique, c’est ce qu’on pourrait penser du livre numérique. C’est également pour ça que beaucoup de lecteurs se tournent vers ce support. Hélas, l’édition numérique n’est pas complètement immatérielle et innocente.

Commençons par la création du produit en lui-même. Tout comme les portables et les ordinateurs, les tablettes demandent beaucoup de matières premières pour être fabriquées. Cette production pose alors de réels problèmes surtout sur le point environnement, sans oublier l’impact social sur la production. D’après le cabinet consultant Cleantech, la fabrication d’un livre imprimé demande moins de CO2 qu’un Kindle. De plus, pour réaliser un Kindle, il faut au minimum 168 kg de carbone contre 7,5 kg pour un livre imprimé.  On pourrait penser que les enjeux écologiques de l’édition numérique s’arrêtent là, mais non. En effet, d’autres points importants posent quelques problèmes pour rendre l’édition numérique l’avenir de la lecture.

Autre que la fabrication, la consommation de certaines tablettes posent un réel problème en matière de consommation : la recharge due à l’utilisation de lumière LED consomme énormément. Attention, nous ne jetons pas la pierre sur les tablettes, car beaucoup d’autres supports consomment davantage. Cependant, il nous semble important de ne pas négliger ce point. Vous allez nous dire, mais qu’en est-il des tablettes sans lumières ? Elles restent tout autant consommatrice, notamment par la grosseur des serveurs de stockages qui permettent d’avoir une quantité infinie de livres numériques.

Bien que l’on puisse imaginer le contraire, la durée de vie d’une tablette n’est pas très longue. En effet, les nouvelles technologies s’améliorent d’année en année : nouveaux supports, nouveaux formats, nouveaux stockages… Les tablettes ne peuvent pas s’auto-formater pour de nouveaux formats. Jeter les anciennes tablettes pour de nouvelle pose alors un gros problème pour les enjeux écologiques.

conclusion

Si le format papier renvoie à un fort héritage culture, riche depuis plusieurs siècles, il n’est cependant qu’un support parmi tant d’autres. On peut donc affirmer de nombreux avantages dans les livres numériques : l’utilisation, les modifications, le support, les options… Cependant, il reste à noter que 43 % des lecteurs d’ebooks se sont également déjà procuré la version imprimée en complément de sa version numérique. Quel que soit son futur, le livre a encore de beaux (et très nombreux) jours devant lui.

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